Les travaux de recherche de la Chaire Santé sont conduits principalement par des équipes de l'Université Paris Dauphine, et de l'ENSAE. Les objectifs de la Chaire sont les suivants :
- Favoriser le développement de la recherche en Economie de la Santé
- Fédérer les meilleurs chercheurs dans le domaine sur des questions importantes pour les politiques publiques
- Contribuer à améliorer la qualité du débat public sur les questions d’efficacité et de régulation
Responsable scientifique : Brigitte Dormont
Les recherches menées dans le cadre de la Chaire s’organisent en cinq axes :
- Systèmes d’assurance maladie
- Régulation de l’offre de soins
- Couverture et accès aux soins
- Valeur de la santé et dépenses de santé
- Vieillissement et dépenses en santé
La fondation du risque est dotée d'un conseil scientifique garantissant la qualité et l'indépendance des travaux des chercheurs.
Actualités
Pollution de l'air, traitements médicaux : comment le décideur public doit-il évaluer les préférences individuelles des citoyens ?
Beaucoup de politiques publiques investissent dans la production de biens dits « non-marchands » car leur prix n’est pas fixé par la loi de l’offre et de la demande sur un marché. C'est le cas de la mise en place de nouveaux traitements médicaux, des dispositifs permettant de diminuer la pollution de l'air, d’améliorer la qualité de l'eau, etc. Ces politiques nécessitent d’évaluer le montant d'investissement souhaité par la collectivité, et donc de mesurer la satisfaction que retirerait la population de l’existence de ces biens.
Esprit, Mai 2012
L'avenir de la protection sociale
Brigitte Dormont et Florence Jusot
Quand les patients renoncent aux soins : un diagnostic sur notre état de santé ? (Table ronde)
Bourgueil Yann, Dormont Brigitte, Elbaum Mireille, Grignon Michel, Le ¨Pen Claude, Saout Christian
Colloque de l'Institut Montparnasse
18 Novembre 2011
Sécurité sociale : enjeux du XXIe siècle
Deux membres de la Chaire Santé animeront des tables rondes lors des Journées de l'Économie de Lyon, du 09 au 11 novembre 2011
Michel Mougeot, Professeur de Sciences économiques animera une table ronde intitulée "Le juste prix du médicament", dont les intervenants sont Fabienne Bartoli (Inspectrice à l'inspection générale des affaires sociales), Dominique Bureau (Délégué Général du Conseil économique pour le développement durable), Izabela Jelovac (Chargée de recherche CNRS - GATE Lyon St Etienne), et Philippe Tcheng (Vice-Président Affaires Publiques et Gouvernementales France, Sanofi-Aventis)
Brigitte Dormont, Professeure de sciences économiques et titulaire de la Chaire Santé animera une table ronde intitulée "Qui doit payer pour la santé?", consacrée à la question du bouclier sanitaire dont les intervenants sont Jean Pierre Door (Député du Loiret) Pierre-Yves Geoffard (Directeur de recherche CNRS) et Christine Meyer (Conseillère Direction générale FNMF)
Pour plus d'informations, http://www.journeeseconomie.org/index.php
Deux chercheurs de la chaire viennent de publier chez Economica un livre sur la régulation des hôpitaux
Michel Mougeot est professeur de Sciences Economiques. Ancien président de l’Association Française de Sciences Economiques et ancien membre du Conseil d’Analyse Economique, il a enseigné aux universités de Franche-Comté et de Lausanne. Il effectue ses recherches dans le domaine de l’économie publique et de la politique industrielle et est responsable du programme « Régulation des hôpitaux » de la Chaire Santé de la Fondation du Risque. Florence Naegelen est professeur de Sciences Economiques à l’université de Franche-Comté. Ses recherches concernent l’économie publique, l’économie industrielle et la théorie des enchères.
Conférence de l'Institut Montparnasse
29 mars 2011 : 9h-13h
Regards croisés sur l'évolution des dépenses de santé et des modes de financement.
Table Ronde : Accès aux soins-Renoncement aux soins
9 mars 2011 : 17h30-19h
Université Paris Dauphine, Salle A709
Débat animé par Brigitte Dormont, Yann Bourgueil, Mireille Elbaum, Michel Grignon, Claude le Pen, et Christian Saout
Certains médecins préfèrent-ils travailler peu ?
La distribution des revenus des médecins libéraux est assez particulière. Une importante minorité de médecins généralistes – de 5 à 7% - ont des revenus faibles qui ne dépassent pas une fois et demie le SMIC net, soit pour 2004 un peu moins de 1500€.
Dans quelle mesure les individus sont-ils responsables de leurs problèmes de santé ?
Comme l’Organisation Mondiale de la Santé, le Haut Conseil de la Santé Publique réclame la mise en œuvre de politiques volontaristes pour réduire les inégalités de santé. Cet objectif est-il pertinent ? Les individus ne sont-ils pas, dans une certaine mesure, responsables de leurs problèmes de santé ?
Comment négocier le prix des médicaments ? Les effets ambigus des stratégies de référencement externe.
Le contrôle des dépenses de médicaments est une préoccupation croissante dans les pays développés. Les instruments développés par les responsables politiques portent sur la maîtrise des volumes consommés ou du prix des médicaments.
Les hôpitaux à but non lucratif ne doivent pas être régulés comme les cliniques privées, mais l’altruisme des agents n’exonère pas le régulateur de contrats visant à l’efficience
Les politiques publiques considèrent généralement que les agents régulés cherchent à maximiser leur profit. Les analyses du système de soins s’intéressent souvent aux hôpitaux à but lucratif, alors que l’objectif des fournisseurs de soins, plus complexe, peut être partiellement altruiste.
Marchés biface : les hôpitaux peuvent se concurrencer pour attirer des patients, mais aussi des médecins.
En principe, la qualité des soins influence la demande des patients. Dans les modèles théoriques consacrés aux soins hospitaliers, la qualité des soins est définie par l’hôpital qui arbitre entre les coûts d’amélioration de la qualité et les bénéfices qu’il peut obtenir en attirant plus de patients.
Assurance maladie en Suisse : l'assurance supplémentaire nuit à la concurrence sur l'assurance de base.
De nombreux pays développés s'intéressent à l'introduction de mécanismes concurrentiels dans le domaine de la santé, mais peu de pays accordent autant que la Suisse un rôle central au consommateur. Une loi adoptée en 1996 a privilégié le libre choix de la compagnie d'assurance. Après plus de dix ans, le bilan est décevant.
Soutenir un parent dépendant : les aînés motivés par l’implication des cadets ; les cadets découragés par l’engagement des aînés.
La prise en charge de la dépendance des personnes âgées devient un sujet majeur de préoccupation dans les pays développés. Quelle place donner aux systèmes de protection sociale ? Quelle place conférer aux solidarités familiales ?
Tarification hospitalière : faut-il tenir compte intégralement de la gravité des cas traités ?
Comme dans la plupart des pays développés, le financement des hôpitaux en France a été réformé avec l'introduction en 2004 d'une tarification qui consiste à verser une somme forfaitaire pour la prise en charge d'un patient.En lire plus
Plus de la moitié des inégalités d’état de santé observées entre les seniors s’expliquent par leur origine familiale et sociale.
Dans tous les pays, on observe qu’une bonne santé est liée à un haut revenu et que les personnes à bas revenus sont en moins bonne santé que les autres. De ce point de vue, la performance française est plutôt médiocre. En lire plus
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